Lettre ouverte à Mr Patrick Collet
Monsieur COLLET,
Messieurs les directeurs des lobbies pétroliers,
Messieurs les gérants de stations-services,
Chers concitoyens.
Mr Collet, messieurs les gérants de stations-services, avec toute la gratitude que je vous dois j’aimerais tout d’abord me permettre de citer un ami proche afin que vous puissiez, comprendre méthodiquement là où je veux vous emmener.
« La Guadeloupe sans les noirs ne serait pas la Guadeloupe.
La Guadeloupe sans les indiens ne serait pas la Guadeloupe.
La Guadeloupe sans les descendants de « békés » et blancs venus d’ailleurs ne serait pas la Guadeloupe.
La Guadeloupe sans les Nèg Congo ne serait pas la Guadeloupe.
La Guadeloupe sans les Libano-Syriens ne serait pas la Guadeloupe.
La Guadeloupe sans les Haïtiens, les dominiquais, les dominicains ne serait pas la Guadeloupe.
La Guadeloupe sans les asiatiques ne serait pas la Guadeloupe. J'aime ces îles où le monde entier y est en miniature... ».
Voyez vous messieurs, je suppose que vous le savez déjà, en Guadeloupe, nous sommes,oui vous en faites partis, une société cosmopolite qui n'a pas de prix, qui est capable de beaucoup de choses, qui est remplie de vertus, d’avenir, d’ambitions mais cette dernière est aussi une société remplie d’amertume et de colère.
La société guadeloupéenne dont je vous parle en a ras-le-bol des ces grèves à double vitesse ! Oui votre droit à la grève est particulièrement une mascarade qui ressemble aux yeux du peuple à un sacré coup marketing à forte rentabilité. Selon moi, et cela n’engage que moi, vous et les lobbies pétroliers ne cessez de berner le peuple par la force de l’or noir, qui au siècle ou nous vivons est indispensable mais aussi vitale. J’irai même encore plus loin, vous bafouez, fustigez et remettez en cause les libertés fondamentales. Les libertés de la libre circulation sur un territoire, la liberté d’expression, et surtout la liberté du droit d’aller travailler de chaque citoyen guadeloupéen quel qu'il soit.
Messieurs vous passez pour des traitres, car au moment où la Guadeloupe se relève doucement et difficilement de la crise économique, sociale, culturelle et identitaire de 2009, vous êtes en train de ligoter les pieds et les mains d’un pays. Ces petits ligotages sous forme d’immobilisation auront sans doute de grandes conséquences sans précédant sur le développement de notre économie. Sur un peu moins de 100 Millions d’euros de bénéfice l’état donc le peuple vous demande de cédez à 13 Millions afin d’améliorer le pouvoir d’achat, vous n’en êtes pas capable ! Posez vous les bonnes questions, adaptez vous, repensez donc votre secteur…
Vous êtes désormais petit à petit, en train de mettre du feu à votre propre pétrole car de toutes les origines, le peuple Guadeloupéen est un peuple qui sort forcément de loin, et qui au moment où ils diront « An ni Marre » ne se laissera plus se prendre en otage pour être le premier à courir à la pompe à l’annonce d’une pseudo grève.
Messieurs les gérants de stations-services, les directeurs des compagnies pétrolières, vous êtes sans doute des hommes avec de grandes responsabilités. Prenez les jusqu’au bout tout en prenant en compte la conscience de tout un pays. Négociez, discutez, analysez, réfléchissez pour qu’un retour aux négociations se fasse dans l’indulgence et dans le respect de chacun dans le but de rétablir cet équilibre de trésor et de richesse que fait la Guadeloupe.
Samuel GALANTINE

It is very nicely stated my nephew. Great!