Constat amer: Violence en guadeloupe, résolvons le problème !

La Guadeloupe, aujourd’hui, ou disons plutôt nos départements d’Outre-mer (Martinique, Guyane, Réunion), oui nous sommes tous concernés!
Par où commencer ? Je ne sais pas… Le temps n’est plus aux plaintes et aux accusations car je pense que dans toute société en crise, qu’elle soit internationale, nationale, régionale, départementale ou de secteur, il faut avant tout trouver de vraies solutions.

Allons-nous rester là, les bras croisés, et attendre la disparition de nos cultures et de nos sociétés ? Libre est votre choix. Moi je lutte contre cela et je me bâterai pour une propagande d’évolution afin de nous tirer vers le haut tous ensemble…

Commençons par faire un état des lieux:
La violence et la délinquance que nos îles subissent ne sont (à mon avis), plus dues à des parcours accidentés comme on a tous connu mais plutôt le résultat d'un parcours d’exclusion. À la tentation du répressif, nous pouvons et devons répondre par une alternative plus ambitieuse qui nécessite concertation et refonte des institutions, des attitudes sociétales ainsi que de nous-mêmes. Reposons-nous les bonnes questions : quelles directions souhaiterions-nous prendre ?

Nous sommes à un moment où la société guadeloupéenne dans laquelle nous vivons doit commencer à répondre à la violence des jeunes autrement que par la prison, tout en l’incluant aussi, d'où la nuance. L’augmentation des effectifs policiers, l’aggravation des sanctions et la multiplication des détentions ne donnent que des effets médiocres et peu durables. Aujourd’hui nous savons que ces mesures du tout répressives, préconisées par certains, institutionnalisent un climat de violence, renforcent l’exclusion des délinquants et favorisent la récidive. C’est un constat…

Cette violence dite juvénile casse, scinde et détruit notre société, nos institutions voire même nos ambitions, récemment et encore au moment où vous me lisez on assiste à des flambées de violence terrifiantes et dramatiques sur nos sols…

Jusqu’à il y a peu de temps, les politiques et les institutions ont répondu confusément et dans l’urgence mais pas de manière assez durable, positive et constructive pour l’avenir.

Vous me direz : « Mais que faire ? ».

Si chacun est conscient de la situation dans laquelle notre Guadeloupe s’est ancrée elle-même et non par la faute de quiconque, il est capable de dire qu'en réalité que la vraie des vraies priorités serait d’édifier une société et des institutions susceptibles de répondre à cette violence et à cette délinquance d’exclusion. 
Voilà où je veux en venir quand j’utilise le terme « édification d’institution » : entre autres nous pourrions mettre en place des contrats de villes, un exemple d’outils parmi tant d’autres qui existent mais qui ne sont pas mis en œuvre par nos premiers officiers d’état, nos maires. Et c’est un appel que je leur lance, en leur disant que ces outils peuvent se révéler particulièrement efficaces et qu’il serait temps qu’ils se réveillent afin de porter leurs pierres à l’édifice pour enfin sortir notre pays, notre île de cette crise sociétale sans précédent. Alors que chacun a son discours sur la violence et que certains en font leurs choux gras avec des propositions de plus en plus démagogiques, il est enfin grand temps de regarder les choses en face et de trouver des solutions applicables, réalistes et véritablement efficaces. 
Vous devez prendre conscience, oui messieurs les députés et messieurs les maires, que la délinquance d’exclusion est une forme désespérée de survie. Les critiques ne peuvent qu’aider à avancer soyez-en sur… avec tout le respect que je vous dois. Il faut que vous les responsables, les députés, les maires, vous ayez une réelle volonté politique pour faire face à la violence des jeunes et des moins jeunes qui n’est pas inéluctable. Mais savez-vous qu'il faut traiter les maux à leurs sources et ne pas se contenter de traiter les symptômes ? Il est bien plus efficace de se prémunir contre la maladie que de la soigner. 

Alors que nous voyons le contexte socio-économique actuel évoluer de façon un peu plus favorable chaque jour, notre impuissance à régler le problème de la violence nous oblige à inventer de nouvelles réponses, de nouvelles attitudes sociales, en tant que politique, professionnel ou simple citoyen afin que chacun soit acteur de son présent et de son avenir. Il faut que nous soyons à l’écoute de chacun afin que chacun soit reconnu comme tel.

Bref revenons au problème...
Le grand problème des jeunes ou des jeunes adultes en difficultés de ce pays aujourd’hui, c’est aussi l’absence de références. Nous avons très peu de repères dans un monde accessible, un monde élargi où toutes les cultures peuvent prendre gré dans le conscient de chacun de nous. Le constat est d’autant plus cruel, car beaucoup d'entre nous, guadeloupéens, décrient leur propre culture antillaise, c'est avant tout une culture consciente qui ne se renie pas et qui ne doit pas se renier en aucun, comme si leur culture était leurs ennemis, vous verrez pourquoi je dis cela…
Continuons… Ils préfèrent s'accoutumer les cultures extérieures (Etats-Unis ; Jamaïque, Colombie), celles qui ne nous appartiennent pas réellement plutôt que de connaître la leur et de la faire valoir. Une question se pose dans ce cas, sommes-nous des voleurs pour s'approprier une culture qui ne nous appartient pas plutôt que de l'apprécier tout simplement ?
L'appropriation des cultures qui ne sont pas les nôtres vont à notre perdition sociétaire. Pourquoi ?
Milan Kundera, écrivain français d’origine tchécoslovaque ayant migré en France disait « La culture, c'est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre. »

En vérité, rien ne nous empêche de nous "Acculturer" et d'apprécier les autres cultures de ce monde si ouvert, mais ce qui est sur c’est que nous avons le devoir impératif, de connaitre d'abord notre culture avant d'explorer les autres (Ouch ! Travail de longue haleine. Utopique ?), avant tout une clture est un point d'appui et un important repère. Si cela ne s’applique pas (à mon avis) nous fonçons tout droit dans un mur ou encore dans un "Melting Pot" de cultures qui nuirait à nos propres conditions de vie et qui nous mènerait à un seul résultat, des points de suspensions et d’interrogations sans grandes perspectives qui veulent tout dire et en même temps rien dire, sans buts précis et concis.
Comme disait Aimé Césaire, il faut penser à nous, convertir pour nous, s’unir pour nous afin que nous ne subissions plus la rupture sociale.

La solidarité est un moyen de garantir la stabilité d’une société. En effet, elle permet d’offrir à chacun les moyens de vivre correctement. La recherche du bien commun permet de limiter les trop fortes inégalités sociales. Les ressources de la société sont partagées de façon équitable. Cela évite ainsi les frustrations, les colères et les révoltes de certains. Aucun individu n’est laissé de côté ou désavantagé de façon injuste.
Soyons tous conscients et unis, faisons les choses avancer chacun de son coté… « Sé on lanmen ka lavé lot’ »
STOP A LA VIOLENCE, SA PA KA SEMB NOU !


Samuel GALANTINE. 

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Galantine Samuel
Ancien Président de la commission Éducation et Formation, Conseil Régional des Jeunes Guadeloupe Membre du Parti Socialiste - Guadeloupe Membre Mouvement Jeunes Socialiste - Guadeloupe
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